Ici et là, des films passés par L’Abominable… (2)

Quelques films que nous avons vu passer par L’Abominable sont montrés à Côté court (Pantin), à commencer par la bande annonce du festival, réalisée par Pip Chodorov.


le Samedi 12 juin à 18h
ainsi que le mardi 15 juin à 20h
au Ciné 104
104, Av. Jean Lolive à Pantin

Côté Court - Compétition Expérimental / Essai / Art vidéo n°4


PARTIES VISIBLE ET INVISIBLE D’UN ENSEMBLE SOUS TENSION
d’Emmanuel Lefrant, 2009, 35 mm, 7 min.

Afrique, 2003 : mécanismes de la mémoire et du souvenir. J’ai filmé un paysage de brousse, et enterré simultanément un ruban de film à l’endroit même où ce plan a été filmé : l’émulsion, victime de l’érosion, est ainsi sujette à une dégradation biochimique. Le résultat de ce processus naturel de dégradation est ainsi conservé sur la pellicule dans son état de dissolution. Ces deux images, et leurs versions négatives, sont ensuite entremêlées au moyen des techniques de bi-pack et de surimpression. Ces paysages en fusion, c’est la logique d’un monde qui se révèle. Un monde bipolaire, où l’invisible prend corps en même temps que le visible, où l’un se dissout dans l’autre et vice versa.

MERCEDES DUNAVSKA OU L’IMPOSSIBLE TRAJECTOIRE A1
De Drazen Zanchi, 2009, 16 mm, 28 min

Le 5 août 1995 l’armée croate, sous commandement du général Tolj… La fable du film se déroule en Croatie, entre Split et Vukovar, entre 1991 et 2006. Afin de pouvoir continuer de vivre, le héros part à la recherche de la source de sa damnation. Cette source se trouve dans un temps qui coule parallèlement au notre, 15 ans en arrière, quelque part en pleine guerre en Croatie. Le lien entre les deux temps s’établit grâce à une lettre qu’il reçoit, 13 ans en retard, de sa copine le quittant en disparaissant. Le tunnel temporel ainsi ouvert, il dérobe au héros et au spectateur toute la faune vivante dedans, la texture même de ses parois, la structure du sombre vide le remplissant et la morphologie des cris, des Bangs et des Flashs qu’on y trouve.


le Samedi 12 juin à 21h
au Ciné 104
104, Av. Jean Lolive à Pantin

Côté Court - “Farewell Poetry”

PERSEPHONE
Performance 16 mm de Jayne Amara Ross

Une forêt embrumée. Une présence invisible découvrant une femme, un homme, puis une étrange poupée-enfant. Une allégorie en clair-obscur figurant le chant sublunaire de la vie qui sommeille sous la terre glacée, les mains du/des Créateur(s) cartographiant la trajectoire de son évolution.

Egalement, dans la même séance, une autre performance de Jayne Amara Ross : AS TRUE AS TROILUS.


Vous pourrez retrouver Jayne Amara Ross à la Cinémathèque Française le vendredi 9 juillet pour PERSEPHONE et AS TRUE AS TROILUS.

 

 

21/05/2010