Portes ouvertes ce samedi à L’Abominable

Bonjour,

Comme annoncé précédemment, les Portes de L’Abominable vous seront ouvertes ce samedi 29 septembre !


A l’heure où les projecteurs 35 mm sont mis à la benne par centaines (on s’en mordra les doigts) et où l’industrie de la post-production argentique part à vau-l’eau, il est vital pour la création cinématographique de pouvoir continuer à produire et diffuser des films sur pellicule.

Venez nous rencontrer et découvrir nos outils, avant une soirée de projections au cinéma L’Etoile de La Courneuve.

Ce sera également le point de départ d’une programmation dans différents lieux de la Seine-Saint-Denis, dont la deuxième séance (Ami entends-tu de Nathalie Nambot et Mercedes Dunavska ou l’impossible trajectoire A1 de Drazen Zanchi) aura lieu au cours des Rencontres du cinéma documentaire le 8 octobre prochain à Montreuil.


Téléchargez le programme complet en pdf



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PORTES OUVERTES


samedi 29 septembre de 14h à 20h
entrée libre

L’Abominable
30 rue de Genève
93 120 La Courneuve
RER B / La Courneuve-Aubervilliers
Tel : 01 82 02 62 72

Téléchargez le plan d’accès

Venez visiter nos locaux et nos installations, nous rencontrer et partager un verre… Dans les anciennes Cuisines Scolaires de la ville, nous avons installé développeuses et tireuses, chambre noire, banc-titre, salles de montage, passages depuis et vers le numérique, tous les outils (certains devenus rares !) pour travailler le support film, que nous mettons à disposition de nos adhérents pour produire. A intervalle régulier, tout au long de l’après-midi, nous projetterons quelques films qui ont été réalisés dans notre atelier.




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CINEMA L’ETOILE

samedi 29 septembre à 20h30
entrée libre

1 allée du Progrès
93 120 La Courneuve

En clôture des Portes ouvertes, le cinéma L’Etoile nous accueille le temps d’une soirée. Elle débutera par le premier épisode, consacré à L’Abominable, d’une série documentaire sur les espaces collectifs de travail et se poursuivra avec quatre films réalisés dans notre laboratoire, s’appropriant chacun à sa manière les principes techniques du cinéma afin d’en explorer les possibilités.




• in arbeit (en construction) - épisode 1 de Minze Tummescheit et Arne Hector, vidéo, 45’, 2012


Premier épisode d’une série d’entretiens sur la question du sens de nos activités, tournée dans différents lieux en Europe. Cette série interroge la conception traditionnelle du travail et montre des biais coopératifs entre contrainte et sens.




• Le granier, version II, d’Olivier Fouchard, 35 mm, 17’, 2009


Cette nouvelle version du film LE GRANIER a été réalisée par montage des chutes de la première version (LE GRANIER, PAYSAGE ETUDE N°1). Certaines séquences de ces deux versions ont été grattées et teintées sur la pellicule cinématographique elle-même, d’autres séquences développées à la main et révélées au pinceau en lumière inactinique. Enfin le négatif teinté à la main à l’aide du procédé Jaffeux fut inversé en positif.




• (I)nter de Marie-Odile Sambourg, 35 mm, 1’, 2011


Ce film très court, peint à la main, se présente sous la forme d’un poème de pures couleurs, exclusivement visuel et muet.« Peindre une succession d’images sur le support cinématographique est pour moi un moyen d’approcher la lumière, la couleur, la forme, le mouvement, le rythme autrement que sur la toile ou le papier. »




• Reste-là de Frédéric Tachou, 35 mm, 12’, 2006


Film tourné avec un système de caches contre-caches. « Une nuit, j’ai rêvé de mon père. Je voyais une maison familière dont l’unité architecturale et spatiale était disloquée au profit d’un assemblage discontinu de pièces, d’ouvertures et de volumes. Le film montre ces espaces du dedans, hantés par la présence de celui qui venait de mourir. »

• Parties visible et invisible d’un ensemble sous tension d’Emmanuel Lefrant, 35mm, 7’, 2009


Afrique, 2003 : mécanismes de la mémoire et du souvenir. « J’ai filmé un paysage de brousse, et enterré simultanément un ruban de film à l’endroit même où ce plan a été filmé: l’émulsion, victime de l’érosion, est ainsi sujette à une dégradation biochimique. »


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RENCONTRES DU CINÉMA DOCUMENTAIRE

lundi 8 octobre à 21h00
6,50 / 5 / 4 euros

Cinéma Georges Mélies
Centre commercial Croix de Chavaux
93 100 Montreuil

Avec Périphérie, lors des Rencontres du Cinéma Documentaire, nous vous invitons à un voyage vers l’Est, en Russie, puis en Croatie le long du Danube. Ici, des vers de Mandelstam et Akhmatova dans le Moscou d’aujourd’hui, là, en contrepoint, un road-movie balkanique fait par un croate de Split. Des actes violents ont été perpétrés par des hommes sur d’autres hommes. Ces actes ont provoqué des séparations. Les films recueillent les promesses d’amours passées, toujours vivantes, comme si derrière l’apparente indifférence du présent affleuraient, toujours actuels, les signes du sentiment le plus exigeant.

• ami entends tu, de Nathalie Nambot, 35 mm, 55 min, 2010

La poésie, comme un couteau, dissèque l’époque. De la mer gelée à Kronstadt jusqu’à Moscou, gronde le bruit du temps. Des lisières calmes au coeur de la ville, quelques voix nous guident à travers poèmes, récits ou documents. On entend les mots d’Ossip et Nadejda Mandelstam, d’Anna Akhmatova, et la colère abrupte de Cassandres du temps présent. Ami, entends-tu est un chant de résistance.

Prix Revelação au Festival DocLisboa 2011


• Mercedes Dunavska ou l’impossible trajectoire A1, de Drazen Zanchi, 16 mm, 30 min, 2009


Un road-movie Balkanique fait par un Croate de Split. Pas de fanfare ni trompette, pas de Gitans, pas de moustache ni de nudité… L’autoroute A1 est toute neuve : Split-Zagreb, la voiture est récente, la mer est à coté de l’île de Vis, et le Danube est magnétique : comme une bande sonore des souffles du temps de guerre.

Programmation réalisée avec le soutien de

 

 

11/09/2012