L’Abominable

L’Abominable
30 rue de Genève
93 120 La Courneuve
tel : 01 82 02 62 72


www.l-abominable.org

L’Abominable est un laboratoire cinématographique d’artistes.

Depuis 1996, il met à disposition de cinéastes et de plasticiens les outils qui permettent de travailler les supports du cinéma argentique : super-8, 16 mm et 35 mm.
Le lieu fonctionne comme un atelier partagé où les machines qui servent à la fabrication des films sont mutualisées : un cinéaste peut y développer ses originaux négatifs ou inversibles, réaliser des trucages et des changements de format, faire du montage, travailler le son ou tirer des copies.

Ceux qui ont une connaissance des instruments forment ceux qui débutent. Après cet accompagnement, chacun devient autonome dans la réalisation de ses travaux et explore lui-même les possibilités techniques.

Ainsi, sans sélection préalable des projets, sont produits des films d’une grande diversité, des performances cinématographiques «live» ou des installations utilisant le support film.
L’ampleur de ce qui s’y réalise et la spécificité des pratiques font de L’Abominable un lieu de création original, un conservatoire vivant des techniques cinématographiques.

Si vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement et nous rejoindre :
www.l-abominable.org/fonctionnement.html



Les films issus de L’Abominable sont souvent distribués par les coopératives du cinéma expérimental telles que Light Cone ou le Collectif Jeune Cinéma. Certaines oeuvres, en particulier les performances et les installations, sont distribuées par les artistes eux-mêmes.

L’Abominable contribue également à la diffusion de ces oeuvres par l’archivage de documents papiers et audiovisuels sur les oeuvres, leur mise à disposition auprès des programmateurs et l’organisation régulière de séances.

L’évolution de L’Abominable, comme de l’ensemble des laboratoires du réseau, témoigne d’une histoire en devenir. À l’ère où le numérique s’impose, des artistes récupèrent l’outil cinématographique des mains de l’industrie et se réapproprient l’ensemble du processus de fabrication.

Cette autonomie nouvelle permet de réaliser des films en allant jusqu’à s’affranchir des circuits de productions et de financements institutionnels. Mais plus qu’une simple économie, elle permet, en se confrontant concrètement à la fabrication des images, d’utiliser de nouveaux outils, d’inventer des écritures singulières et de défricher des territoires inédits du cinéma.